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Église Saint-Dominique

 

La construction de l’église Saint-Dominique commence le 10 juin 1929. Sa beauté architecturale fait honneur à l’architecte Joseph-Albert LaRue qui a réalisé tous les plans.  De style gothique normand, l'église Saint-Dominique se démarque par la splendeur de ses vitraux et par la richesse de sa statuaire de bois, œuvre du sculpteur lévisien Lauréat Vallière.

 

Cet ensemble harmonieux lui a valu d’être primé lors de l’exposition mondiale d’art religieux à Rome, en 1950. Depuis 2014, l’Église de Saint-Dominique est classé immeuble patrimonial.

 

Son intérieur

 

Les travaux intérieurs, commencés en 1935, furent partagés entre l’atelier Jos. Villeneuve de Saint-Romuald, Ferland et Frères de Saint-Jean Chrysostome et Deslauriers et Fils de Québec. Vers 1940, à la demande de l’architecte Larue, la sculpture et l’ornementation sont confiés à un seul artiste, Lauréat Vallière, afin de préserver l’unité.

 

Vallière termine l’intérieur de l’église en 1953, après quatorze ans de travail. La décoration de l’église est faite en pierre et en chêne blanc et elle est composée de plus de 500 personnages sculptés. On pourrait les diviser en trois groupes : 1) la troupe des anges (une quarantaine) ; 2) le cortège des saints (plus de 80), prophètes, évangélistes, papes et docteurs de l’église, saints dominicains ; 3) le monde des moines (près de 400).

Expression artistique

 

La chaire est d’une réalisation notamment remarquable : Adam et Ève sous l’arbre du bien et du mal. À leurs pieds, quelques œuvres de la création, fruits et petits animaux. Le corps de la chaire est consacré à la vie de saint Dominique en sept tableaux et un grand aigle soutient le lutrin. Sur l’abat-voix qui surplombe la chaire sont représentés des démons et des anges. L’Adam sculpté par Vallière n’a pas de nombril car, selon l’artiste, le premier homme n’a pas été conçu mais créé.

 

Le maître-autel seulement supporte 14 statues. Dans le tombeau, neuf statues en ronde-bosse, placées dans des niches, représentent les Pères de l’Église.

 

Dans le chœur des religieux, Vallière sculpta un haut-relief de la Vierge protectrice de l’ordre des Dominicains à partir de l’iconographie de la vision de saint Dominique au XIIIe siècle.

 

La sculpture ornementale s’inspire des feuilles d’érable, du blé, de la vigne, du rosier et de l’oranger de saint Dominique.